Projet de Loi

Jean De Villeray





Police internationale

Buts :


• Assurer un certain ordre mondial sur la terre;
• Éviter le renversement de gouvernements démocratiquement élus;
• Éviter les dictatures militaires;
• Éviter les guerres intestines dans un pays;
• Éviter que des pays envahissent d’autres pays.

Présentement, les États-Unis jouent le rôle de police internationale quand ils espèrent pouvoir se faire rembourser leurs dépenses militaires. Il y a sûrement beaucoup d’autres raisons, mais tous les autres pays sont consentants à jouer ce rôle pour les mêmes raisons et aux mêmes conditions. Là où il n’y a pas de richesses matérielles, pétrole, mines ou autres, aucune nation n’est désireuse d’aller rétablir l’ordre et la paix. Et toutes les nations se disent qu’étant donné que les Américains sont les plus riches, ils peuvent le faire.
Ils ne peuvent pas le faire (c’est trop coûteux) et ne doivent pas le faire. Il appartient à toute la communauté internationale (c’est son devoir) de s’organiser et de le faire. C’est le devoir de tous de mettre en place une organisation capable d’intervenir rapidement et de régler des crises avant qu’un conflit s’envenime au point de devenir insoluble et sans qu’il y ait des pertes de vies démesurées.
Cette police remplacerait le Conseil de sécurité de l’ONU qui n’est composé que de 15 pays dont cinq possèdent un droit de veto.

Conditions


1. Les pays signataires ne peuvent plus se désengager sans que leurs populations n’aient voté en faveur par bulletin secret, sous la surveillance de cette police.

2. Les pays signataires s’engagent à débourser tous les mois les montants prévus au bon fonctionnement de cette police.

3. Des casernes ou bureaux sont installés dans tous les pays signataires.

4. Ne peuvent faire partie de cette police ceux qui ont un casier judiciaire; ceux qui, ayant un casier judiciaire, se sont comportés comme d’honnêtes citoyens durant sept ans après avoir purgé leur peine ou après avoir payé une amende sont considérés comme réhabilités et deviennent éligibles au poste de soldat ou autre.

5. Tous les membres de cette police deviennent des citoyens internationaux neutres et ne peuvent faire partie ou être membres d’un organisme ou d’une organisation à caractère politique, nationaliste ou patriotique.

Quels sont les avantages à être membre de cette police?


Tout membre ne paie ni impôt, ni taxe où qu’il soit et tant et aussi longtemps qu’il est membre de cette police. Il a droit aux services médicaux gratuits dans n’importe quel hôpital public. On lui octroie le salaire d’un ouvrier moyen basé sur la moyenne salariale de tous les pays signataires. Transport gratuit dans les métros et autobus lorsqu’il est en devoir et porte l’uniforme. Après 30 années de service, il peut prendre sa retraite et s’installer dans le pays de son choix (parmi les pays signataires), mais perd tous ses avantages. Le salaire le plus élevé ne peut dépasser de plus de 25% celui le plus bas.

Quels sont les désavantages ou inconvénients?


En période de troubles, lorsqu’il est en devoir, le membre de cette police est considéré en devoir 24 heures sur 24. Il peut être assigné dans un pays étranger aussi longtemps que la crise subsiste. Il ne peut se désengager sans l’accord de ses supérieurs si sa présence est jugée indispensable. S’il quitte le service ou est expulsé, son départ est définitif et irrévocable.

Contribution du pays


Chaque pays contribue à mettre sur pied la police internationale en fournissant du personnel, du matériel et de l’équipement à la mesure de ses capacités. Comment? En fournissant 1% des travailleurs et 1% de son produit national brut pour ceux qui le peuvent. Ou on peut aussi adopter la formule complexe de paiement de tous les pays membres de l’ONU. Il faut voir cette contribution non pas comme une taxe de guerre, mais une taxe de paix ou une police d’assurance paix. Cette police d’assurance paix évitera de trop grands déboursés en période de troubles. Bien sûr, les coûts peuvent différer d’une période à l’autre et les pays peuvent se mettre d’accord pour augmenter ou diminuer les coûts. On peut toujours adopter comme principe que les coûts ne devraient jamais dépasser un pour cent (1%).

Conditions d’admissibilité des pays comme membres de la police internationale


1. Avoir un gouvernement démocratiquement élu.

2. Adhérer à la convention de Genève, s’engager à respecter les règles internationales en ce qui concerne le respect des frontières, les lois antipollution de l’eau, de l’air, de la terre, les lois sur la pêche, la chasse à la baleine ainsi que les lois antidrogue.

On peut en rajouter d’autres, mais il est préférable au début d’avoir peu d’exigences, quitte à les augmenter graduellement plus tard.

Comment fonctionne la police internationale?


Comme une police de ville, de municipalité. Dès qu’elle reçoit un appel à l’aide d’un dirigeant d’un pays, aussitôt elle s’empresse d’envoyer autant de personnel que jugé nécessaire pour rétablir la paix et c’est la police qui prend totalement en charge les opérations jusqu’à ce que la paix soit rétablie. Elle détient alors tous les pouvoirs nécessaires pour mener à bien ses opérations. C’est comme si le pays s’était mis en tutelle. Le pays n’a pas de frais supplémentaires à débourser puisqu’il paie déjà. Quand les opérations sont terminées, le pays est remis entre les mains de ceux qui détenaient le pouvoir avant. Et s’il semble y avoir une contestation générale, on déclenche des élections supervisées et on remet les choses en ordre.

La police n’a pas le droit de refuser un appel à l’aide. Elle doit y répondre dans les plus brefs délais, c’est-à-dire tout de suite, exactement à la même vitesse qu’une ambulance se rend sur les lieux d’un accident. Et si un dirigeant s’est inquiété pour rien ou exagérément, on passe l’éponge et on considère cela comme un exercice. La police détient tous les pouvoirs, même celui d’entrer dans toutes les maisons du pays à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Elle peut détenir et interroger qui elle veut tant et aussi longtemps qu’elle le juge nécessaire.

Se peut-il qu’il y ait des abus? Bien sûr, mais on doit faire confiance à cette police parce qu’elle n’est pas la police d’un pays; c’est une police neutre, impartiale, au service de tous les pays de l’humanité. Si cette police commet des abus, le pays pourra ensuite décider de faire un référendum et de s’en débarrasser.

Désirez-vous qu’une telle police existe? Oui ou non? Si oui, parlez-en à votre député, votre ministre, vos parents, vos amis, vos ennemis, votre chien, votre chat. Qui sait? Peut-être que ces derniers ont plus d’intelligence que les premiers…

Communiquez avec moi pour me donner vos impressions.